Nuit blanche.

Le matin arrivait aussi lentement que chaque fois. Il était toujours impossible, voire impensable, d’ignorer les passages du jour. Ainsi je serais éveillé, encore, pour voir l’aube. Et peut-être qu’après cette nuit blanche à attendre le spectacle de la première lueur, je trouverais dans mon sommeil des rêves remplis de réponses. Pour l’instant, le calme plat et la noirceur régnaient depuis mon réveil vers minuit. Nous étions demain depuis quelques minutes. Les sept mois en détention de cet hiver avaient été épuisants. J’étais de retour depuis à peine deux semaines et, déjà, je n'avais plus quitté l'appartement. Cherchant dans le petit logement à trouver un nouveau confort. Qui me permettrait de vivre une vie de l’attente et de l’intérieur. Une vie que j’ai placée, aux débuts, entre contemplation des heures et sommeil durant le jour.

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