Lever du matin.




La journée avait bien commencée. En effet, mon esprit s'emplissait d'idées légères, qui me gardait de tomber dans les excès d'anticipation. Je n'intériorisais aucune mauvaise conscience et cela m'a beaucoup aidée à ne pas me laisser aller à existentialiser. Au fil du temps, j'ai découvert que l'appréhension ne sert qu'à se compliquer la tête. Que l'appréciation surdimensionnée de la réalité conduit inévitablement à la désorganisation. La plupart du temps, cela affecte ceux qui s'ambitionne pour tous ces actes contraire à leur nature. Je sentais que j'aimerais cette journée, surtout parce que j'avais vu la lumière pointer à travers la pénombre. Les jours que je préfère sont ceux qui commencent par l'aube – ou bien ces temps de nuits où je m'endors après le levé du soleil. C'est un passage essentiel à mes yeux et c'est aussi pourquoi mes rencontres préférées se font autour du petit dej. Servir le café ou le thé vert, manger de la quiche ou de la pizza... les échange du matin sont différents. Ils sont plus zen, plus importants et facilitent les mots pour décrire la réelle nature des choses. Habituellement je suis seule dans ces instants qui débutent. J'analyse patiemment ce qui me reste des songes de la nuit. J'aimerais connaître, encore, les moments du réveil en compagnie d'un autre. Je suis solitaire ; je ne souffre pas de solitude. Pourtant, il y a bien deux ou trois choses, des détails pour la plupart des gens, qui sont des instants pour lesquelles je virerais ma vie à l'envers. La pensée du matin parfais qui se répète un jour après l'autre est de ceux-là.


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