Femme des sous-sols.


La question qui toupie dans ma tête est toujours la même. Fiction ou réalité, quoi choisir ? L'écriture est certainement encore précaire. L’idée de poursuivre le chemin tracé m’attire, le réel quant à lui se pose en candidat sérieux. La période de l'automne a toujours été ma préférée. D'autre part, c'est la suite logique... l'anéantissement de toutes possibilités d'être liée à d'autres à l'extérieur. Dorénavant, il deviendrait non négociable d'envisager sortir. J'ai donc accepté l'idée de me suffire à moi-même et à mon isolement. Dans une expérience de l'intérieur où plusieurs amis sont par ailleurs invité à entrer.

Et même si ma solitude est anonyme et sombre, il n’en reste pas moins que le charme de protester, me donne l’impression de vivre. Dans mon microcosme se sont retrouvés des gens qui, comme moi, sont des outcast. La marginalité qui caractérisait ceux de mon entourage est un état de fait de l’instant. Elle n’efface pas nos racines qui sont bien diverses. Nous sommes arrivés de tous les milieux pour emprunter finalement le chemin des sous-sols. Si je suis beaucoup encouragé, dans cet espace où couper le fil est un détail banal, rien ne m’assure la sympathie des miens quant à l’underground. Car, il faut le dire, même parmi les marginaux, il en reste peu qui soient encore de vrais casaniers. Une pensée incomprise même par ceux qui partage avec moi le besoin de risquer l'équilibre.



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