Premiers écrits.

Adolescente, je n'avais alors jamais écrit une seule ligne originale. Avant même que la première idée ne germe et dans l'ignorance d'une possible passion, j'ai eu l'angoisse de la page blanche. Tout a commencé là. J'ai adoré cette émotion. Elle s'est installée et en voulant la surmonter : j'ai composé quelques phrases. Depuis la page blanche est moins menaçante et l'angoisse s'est transformée. Je me torture aujourd'hui à propos de mon droit d'écrire, s'il en est un j'hésite à le revendiquer. Je jouis de pas mal de temps libre, que je passe en grande partie à essayer de composer sinon à y penser. J'ai la chance d'entretenir des amitiés qui n'entravent pas ce travail. Je ne suis pas riche pourtant je ne manque de rien. Autant sur le plan matériel qu'émotif. On dit de moi que je suis une femme brillante qui pourrait réussir tout ce qu'elle entreprend. Pourtant ceux qui l'expriment ainsi semblent exclure le métier des mots. Si je choisi de provoquer l'inspiration et de bâtir des récits c'est parce que j'ai encore la certitude que rien n'est aussi important que l'écriture. Surtout pour la construction de la pensée.

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