Partir en paix.



Je l'ai revue par hasard plusieurs éternités plus tard. Je me déclarai victime du fil conducteur qui nous empêchait de nous ignorer. J'étais choquée d'être encore fébrile. Devant sa même allure délirante. Qui m'accusait à travers ce geste de l'index, de me présenter devant elle. Avec pour seule raison apparente que mon organe à moi qui n'était plus déficient.

De l'intérieur, j'ai soulevé lourdement le poing et le lui ai montré. Au même instant, elle su. Et par esprit de vengeance ou de compétition, elle me giflait. Jamais telle chose serait justifiée par un argument aussi mince. Car je sais les yeux que nous partageons et qu'elle me reproche. Parce que je n'ai ni la vengeance ni la compétition. Mais ce quelque chose d'un miroir.

La bataille allait durée moins de trente ans. J'avais imaginé qu'après avoir planté ma main dans son thorax. Après avoir extirpé l'organe déficient. Elle aurait baraguiné quelques excuses. Au lieu de quoi elle m'assommait un grand coup derrière le cervelet. Juste au bon endroit pour qu'assurément je m'éteigne en premier. Ce qui n'était pas dans la logique de la nature.

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